80 000 tonnes de sols contaminés aux PFAS à la base militaire de Bagotville
Environ 80 000 tonnes de sols «très contaminés» par des substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS) sont en train d'être excavées sur le site de l’ancienne aire d’entraînement des pompiers de la base militaire de Bagotville. Près de 52 000 tonnes de matières viciées ont déjà été retirées pour être disposées à l’extérieur du site militaire. Pendant plusieurs dizaines d'années, des mousses extinctrices contenant des PFAS ont été utilisées à des fins de formation à la base militaire de Bagotville. Depuis, l’eau a remplacé ce produit et les feux sont éteints par les mousses ignifuges qui s'avèrent être les plus efficaces. Chaque jour, entre 30 et 60 camions quittent les installations baieriveraine pour un enfouissement à sécurité maximale chez Signaterre Environnement Inc., à Mascouche. Le ministère de la Défense nationale (MDN) évalue « qu’au moins 50 % » de la masse de PFAS sur le site sera retirée à la conclusion de ces travaux, estimée à la mi-mars. Cette zone est plus avancée dans nos études pour mieux comprendre la façon dont les contaminants se déplacent à l’intérieur et à l’extérieur de la Base Près de 52 000 tonnes de terre contaminée ont déjà été retirées pour être disposées à l’extérieur du site militaire. Photo : Gracieuseté : ministère de la Défense nationale Le ministère de la Défense nationale sait depuis 2011 que les eaux souterraines situées à la limite de la propriété de la base Bagotville contient des PFAS. Près de 12 millions $ ont d’ailleurs été investis dans des activités de surveillance et d’assainissement depuis 2016. Le porte-parole Alexandre Tetreault ajoute qu’environ 3500 tonnes de sols et de sédiments contaminés par des PFAS, des hydrocarbures aromatiques polycycliques, des hydrocarbures pétroliers, des nitrates et des métaux ont été assainis par le ministère de la Défense nationale en 2020 et 2021. L’évaluation des sources de PFAS continuera d’être faite, au cours des prochaines années, à la base de Bagotville. Environ 80 000 tonnes de sols «très contaminés» par des PFAS doivent être excavées de l’ancienne aire d’entraînement des pompiers de la base militaire de Bagotville. Photo : Gracieuseté : ministère de la Défense nationale Le gouvernement fédéral assure qu’une réhabilitation de l’ancienne aire d’entraînement des pompiers de la base de Bagotville est prévue. Alexandre Tetreault précise que Selon lui, les travaux de construction de nouveaux bâtiments pour le projet de modernisation du NORAD permettent déjà d’amorcer la réhabilitation du site. Une partie des sols découlant de ce projet seront utilisés pour le remblai de l’ancienne aire d’entraînement des pompiers. Pendant plusieurs dizaines d'années, des mousses extinctrices, qui contiennent des PFAS, ont été utilisées à des fins de formation à la base militaire de Bagotville. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis La Défense nationale indique que les 80 000 tonnes de sols contaminés en PFAS sont à des concentrations totales au-delà de 300 microgrammes par kilogramme (ug/kg), allant jusqu’à 1700 ug/kg pour une des zones. La moyenne pour l'ensemble des zones est approximativement de 500 ug/kg. Les travaux de remblai avec les sols provenant des sites de construction permettront d’abaisser la concentration de la contamination. Le ministère prévoit que Le ministère de la Défense nationale souligne que la combinaison des deux projets permet d’épargner des coûts de remblais pour l'ancien site d'entraînement des pompiers et de disposition des sols du projet de modernisation NORAD. Les travaux du chercheur Sébastien Sauvé, de l’Université de Montréal, ont permis de conclure que c’est dans l’arrondissement de La Baie qu’on trouvait le taux le plus élevé de PFAS mesurés parmi 376 municipalités québécoises. Le contaminant s’y trouvait dans une concentration quatre fois plus élevée que la recommandation de Santé Canada. À ce moment, M. Sauvé avait rapidement averti les autorités. Le professeur de chimie environnementale avait rapidement ciblé les activités militaires comme source potentielle de contamination. Environ 8000 des 18 500 résidents de La Baie étaient concernés par la forte présence de PFAS dans le réseau d’alimentation en eau potable. Les différents intervenants ont toujours affirmé que l’eau de La Baie était potable. Rappelons qu’il n’existe aucune norme quant au taux du composant clinique dans l’eau au Québec, mais que Santé Canada recommande une limite maximale de 30 nanogrammes par litre d’eau. La nappe phréatique qui alimente des puits situés de part et d'autre de la rivière à Mars dans l’arrondissement de La Baie aurait été contaminée par la mousse extinctrice utilisée à la base de Bagotville. Saguenay a loué et installé des filtres au coût de 11,4 millions $, en février 2024, sur les puits 71 et 72. L’analyse d’échantillons par le ministère de l’Environnement a permis de confirmer qu’il n’y avait plus de traces de composés perfluorés dans le réseau d’aqueduc des secteurs de Port-Alfred et de Grande-Baie. Les filtres, qui doivent être remplacés tous les trois mois, seront utilisés tant et aussi longtemps qu’une nouvelle source d’eau n’aura pas été trouvée. Cette dernière permettra d’alimenter les secteurs de La Baie dont l’eau est contaminée aux composés perfluorés. Saguenay a lancé un appel d’offre, à l’automne, pour qu’une firme réalise les travaux menant à la sélection d’une nouvelle source d’eau. L’exploration se fera, d’abord, à Laterrière au sud de l’usine de Rio Tinto. Saguenay a loué et installé des filtres au coût de 11,4 millions $ pour décontaminer l'eau consommée par une partie des résidents de La Baie. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Dylan Reid La solution à long terme pour assainir l’eau dans l’arrondissement de La Baie pourrait coûter entre 50 millions $ et 100 millions $. Le gouvernement fédéral s’est engagé à l’été 2023 à assumer les frais reliés à la contamination aux PFAS dans l’arrondissement de La Baie. Cet engagement n’était associé à aucun montant. Ottawa s’est ensuite engagé à couvrir 90 % de la facture totale. Une aide de plus de 15 millions $ a déjà été versée à la Ville de Saguenay pour l’aménagement d’une solution temporaireNous reconnaissons l’importance d’être responsable dans nos pratiques de gestion environnementale, de faire notre part pour corriger les impacts de nos opérations passées et de contribuer à la protection de la santé des Canadiens
, lit-on dans une déclaration écrite transmise à Radio-Canada.
Surveillance des sources de PFAS
Les résultats de ces analyses détermineront nos prochaines étapes et les mesures de gestion des risques ou les travaux d’assainissement qui pourraient être nécessaires. Nous continuerons à travailler en étroite collaboration avec des intervenants fédéraux, provinciaux et municipaux pour remédier à cette situation et minimiser les répercussions sur l’environnement.

Réhabilitation du site prévue
la contribution de chacune des zones sources
de PFAS sur la base doit d’abord être connue, en plus de la forme et l'étendue de chaque site de contamination.
bien que toujours au-dessus de la norme de protection
, elle sera moindre qu’avant, à environ 160 ug/kg.L'eau la plus touchée à La Baie
Des travaux de 50 millions $

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